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Midam

Auteur·rice
Midam Crédit photo: Yves Declercq
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Michel Ledent, alias Midam, voit le jour en 1963 dans la commune bruxelloise d’Etterbeek. Enfant, il adore les monstres et rêve de devenir camionneur pour pouvoir travailler la nuit et écouter l’émission radio « Les routiers sont sympas » dans son « 30 tonnes ». Il aime lire des histoires courtes fantastiques et de science-fiction. L’intérêt qu’il porte à la BD est déjà présent et en 1977, il réalise à 14 ans sa première planche à l’encre de Chine en hommage à la BD Chronique d’extraterrestres de Jacques Devos. À 18 ans, il se tourne vers des spécialités artistiques, d’abord en architecture d’intérieur puis en photographie. C’est finalement en illustration qu’il décroche un diplôme à Saint-Luc, célèbre école de la capitale belge. Malgré son attrait pour la BD, il se sent plus libre et plus à l’aise en classe d’illustration. Il se familiarise, entre autres, avec la 3D en créant des marionnettes en latex dans un décor de type Dark Crystal qui révèlent déjà sa propension à représenter des monstres. Ses études terminées, Midam fait son service militaire dans la Force Navale Belge en tant que dessinateur-décorateur. Il est également le caricaturiste officiel de la base et chaque mois, il produit une caricature en guise de cadeau pour un officier prenant sa retraite. S’ensuivent des années de galère et de petites commandes pour diverses revues et journaux. Sa première publication date d’avril 1988 pour un petit journal local nommé Rigoletto et des planches pour une série intitulée Sacred Cadres, commandée par le journal professionnel Intermédiaire, dans laquelle l’influence de Franquin des Idées Noires se fait sentir. Suivant les conseils d’un gérant de librairie, il envoie une bonne centaine de dossiers à des magazines. Si la majorité lui adresse un refus poli, il reçoit néanmoins une dizaine de réponses positives, dont celle du magazine informatique français Micro-Systèmes pour lequel il fera des centaines de dessins et surtout celle du journal Spirou. Dès 1992, Midam anime diverses rubriques dans le journal (à partir du N.2831). Pour un auteur débutant, c’est l’opportunité de s’essayer à la BD et tester sa réactivité. En 1993, Midam renouvelle la rubrique consacrée aux jeux vidéo du journal Spirou et crée le personnage de Kid Paddle. La rubrique devient « Pas de joystick pour Kid Paddle ». Devant l’enthousiasme des lecteurs, le rédacteur en chef l’invite à passer à la pleine page. En 1996, le premier album de Kid Paddle Jeux de vilains voit le jour. Le succès s’installe durablement. Bien que Midam ne soit pas féru de jeux vidéo, l’univers de kid Paddle (et de Game Over qui en découle) est intimement lié à ceux-ci. Se connaissant parfaitement, Midam savait que s’il se laissait tenter par cet univers, il risquait de devenir un véritable « gamer » et courait le risque de ne s’adresser qu’à un public restreint. En gardant une certaine distance par rapport à ce monde du jeu, il reste compréhensible pour le commun des mortels. La série Kid Paddle se décline à ce jour en 16 tomes. Depuis la parution du premier tome, plus de 10 millions d’albums de Kid Paddle ont été vendus en langue française, et des centaines de produits dérivés ont été créés à son effigie. Le succès de Kid Paddle grandit et avec lui l’envie d’exploiter le personnage sur d’autres supports. Midam fonde en 2000 la société Midam Productions qui supervise la gestion des droits dérivés. Naitront ainsi notamment Kid Paddle Magazine et des épisodes de dessin animé qui seront diffusés dans plus d’une vingtaine de pays. En 2003, dans le but de remplir les pages de Kid Paddle magazine, Midam crée une série « spin off » intitulée Game Over qui met en scène l’avatar virtuel de Kid Paddle : « le petit barbare ». Par l’intermédiaire de Dupuis, Midam fait un appel d’offres pour être secondé sur cette nouvelle série. Il reçoit une dizaine d’essais et son choix se porte finalement sur Adam. La série compte actuellement 19 tomes. En 2007, Midam crée le personnage de Grrreeny, petit tigre écolo devenu vert après avoir nagé dans un lac contaminé par la radioactivité. Cette série cultive le même humour trash et un côté « politiquement incorrect ». Parue d’abord sous forme d’un livre illustré intitulé Sors tes griffes pour ta planète en 2010 à l’occasion de la Journée Mondiale de la Biodiversité, Grrreeny a poursuivi sa carrière dans quatre albums de BD. Midam fonde en 2009 sa propre structure d’édition et de gestion de droits dérivés : Mad fabrik. Cette période est pour Midam la plus productive : libéré des contraintes externes, il maitrise désormais toutes les étapes de la réalisation d’un album, mais en assume aussi la charge et le poids de soutenir une équipe uniquement grâce à sa productivité artistique. Le travail est tel qu’il fait travailler trois autres dessinateurs sur la série Game Over pour soulager Adam. Cette aide est ponctuelle et se limite finalement à un nombre restreint de planches. Souhaitant prendre de nouvelles orientations professionnelles, la structure Mad Fabrik est revendue aux Editions Glénat. Depuis 2014, Midam se concentre à nouveau sur son travail créatif, tout en gardant une petite équipe au sein de Midam Productions. En 2019, l’auteur retourne chez Dupuis, son éditeur historique. Depuis quelques années, Midam consacre davantage de temps à un travail qu’il apprécie particulièrement : la création d’illustrations en couleurs directes. Libéré de la nécessité du « gag » et de la succession de cases, l’artiste peut se consacrer pleinement au dessin et laisser libre cours à son imagination. Il explore l’univers des monstres, des Blorks, et leur donne forme sur différents supports. Il réalise des sculptures, crée d’impressionnantes toiles de blork « fossilisé », et revisite les emblèmes et marques publicitaires des Etats-Unis avec humour. Avec la série New Blork City, les Blorks s’approprient l’âme de l’Amérique et chacun d’eux nous offre un moment de rire et/ou de contemplation. En perpétuelle recherche et création, Midam ne cesse de se renouveler et de repousser les limites de l’art et de la créativité.
Midam Crédits Photo - Yves Declercq
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